Rencontre avec Thuy Anh !

Quelques uns d’entre nous se sont rendus au centre où Manu s’entraîne avec Thuy Anh, après notre entraînement de mains collantes au CRFA.
Rencontre qui s’est avérée nécessaire puisqu’elle nous a permis de conscientiser notre pratique pour la 1ère fois depuis le début de la formation.

Thuy Anh, traduit donc par Manu, nous a réexpliqué l’importance de la position de base qu’il compare a la Tour Eiffel, forte de son ancrage dans les 4 plans de l’espace et de sa forme érigée (l’axe).
Chacun ayant bien entendu sa propre « Tour Eiffel » intimement liée a sa construction individuelle.

Cette position de base permet stabilité et rêlachement musculaire, bien que le rélachement nécessite un entrainement régulier, car cela n’est pas si « naturel » au début. Chacun ayant bien sur, sa propre armature tonique.

Dans cette perspective, il s’agit de pratiquer une série de mouvements que l’on retrouve dans les mains collantes, afin d’ouvrir et de rendre plus aisée la mobilité des membres supérieurs dans les 3 plans de l’espace (la mobilité des membres inférieures est bien sur tout aussi importante).

Le préalable à ce travail est la segmentation des gestes (à savoir rotation des poignets, coude, épaules). Il est très important au début de bien décomposer le mouvement de rotation de chaque articulation de manière à pouvoir par la suite le reprendre dans sa globalité avec plus de fluidité et de souplesse.

Par exemple, lorsque l’on travaille le mouvement du poignet, il faut pouvoir minimiser l’implication du reste du bras, même si on ne peut pas, physiologiquement parlant, totalement empêcher la participation du reste du bras. De même pour les épaules, qu’il faut bien relâcher (« relax! »)

Thuy Anh nous a parlé de 4 principes que l’on pourrait résumer ainsi:

1. Ne pas préjuger de ce que l’autre va faire ou ne pas faire. Pas d’anticipation.

2. Relâcher le mental de manière à être à l’écoute des sensations et non dans l’intentionnalité du geste. « No thinking, just feel it! »

3. Rester a l’écoute pour pouvoir garder une capacité d’adaptation permanente.

4. Laisser l’égo de cote ! Rester humble…

Ce que Thuy Anh a voulu nous expliquer, c’est qu’en laissant le mental de côté, le corps peut alors mieux se relâcher et ainsi, la personne peut rentrer dans une écoute et une adaptation qualitativement plus juste. Le mouvement n’est alors que simple réaction de ce que l’on reçoit de l’autre et réciproquement. C’est ce que nous appellerions le dialogue tonique.

Pour Thuy Anh, le Vinh Xuan est une discipline qui prend l’être humain comme point d’ancrage à la pratique : Tout individu est composé de 6 structures, 3 qui sont dites externes et 3 dites internes.
Au niveau anatomique, les 3 structures externes marquent des liens entre poignet-cheville, coude-genou et épaule-hanche. Quand on réalise un mouvement, les éléments de chaque structure sont interdépendants. Ainsi ces correspondances structurelles permettent une meilleure stabilité, que ce soit en statique ou en dynamique lors des déplacements dans l’espace.
Par exemple, lorsque nous sommes déséquilibres dans notre posture, cela implique qu’un des liens à été rompu.
Les 3 structures internes rejoignent l’esprit des principes, dans le sens ou le « relâchement mental » et physique (musculaire) , induit l’ouverture des articulations. Cela permet une meilleure circulation interne de l’énergie, dans ce que Thuy Anh compare a des canaux, sortes de tubes qui relient les structures externes entre elles. Pour imager cette idée, Thuy Anh compare les articulations a des robinets. De leur degré d’ouverture dépendra la qualité de cette circulation interne, qui elle même donne sa couleur au mouvement.

Il y aurait encore beaucoup à dire de cette discussion mais il faudra déjà méditer tout ca !

Laissons donc place à la pratique !!

Gilles.

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